Installer Archlinux et une interface graphique (lxde) sur un Raspberry Pi

rpi-logo
Joyeux noël à tous !!! Et puis bonne année parce que c’est bientôt ! Bon, et bien ces bien sympas ces vœux mais ça fait pas avancer le boulot, donc je vous propose de repasser aux choses sérieuses :

Vous avez surement entendu parler du Raspberry Pi (« Framboise Pi » en français, ce qui ne veut bien sûr strictement rien dire), ce petit appareil à 25-35$ qui fait fureur et qui permet de faire tourner une (petite) distribution Linux. Si vous avez fait l’achat d’un Raspberry Pi (que je nommerai RPi dans ce tuto) et que vous souhaitez l’utiliser pour autre chose que de la programmation en CLI (Command Line Interface, c’est à dire dans la console en ligne de commande), cet article est fait pour vous ! (Je vous préviens tout de suite, la distribution Debian est fournie directement avec l’interface graphique LXDE mais je considère qu’Archlinux, distribution dont nous allons parler à l’instant, est plus performante et plus personnalisable tout en fournissant des mises à jour plus – voire trop ? – régulières)

1 – Le Raspberry Pi, késako ?

Pour commencer, une présentation de la bête s’impose! Le RPi se décline en 2 versions :

RPi B

  • Le modèle A qui possède un CPU-GPU (processeur et carte graphique) Broadcom BCM2835 capable de lire des vidéos 1080p en 30 images/seconde et disposant de 256Mo de mémoire vive(RAM). Coté connectique il est doté d’un port USB, d’une sortie son, composite et HDMI. Coté technique, il est équipé de connecteurs GPIO qui peuvent être utilisé pour de l’électronique ou pour contrôler le RPi via TTL. Il s’alimente en 5V via une prise microUSB.
  • Le modèle B dispose des mêmes fonctionnalités avec un autre port USB et un port Ethernet (même s’il c’est en réalité un port Ethernet connecté via un USB interne) supplémentaires.Il dispose aussi de 2X plus de RAM, soit 512Mo.

Vous ne voyez pas qu’un détail cloche ?

Ah, mais oui, il n’y a PAS de disque dur !!!

C’est pourquoi les deux modèles sont dotés d’un lecteur de carte SD. C’est l’une des spécificités de RPi : il démarre avec le système que vous aurez mis sur une carte SD ! Bien, je crois que vous êtes parés à affronter l’installation. Moussaillons, à l’abordage !

2 – Les prérequis

Pour réaliser ce tutoriel, il vous faut :

  1. Un Raspberry Pi (enfin, c’est mieux);
  2. Une carte SD d’au moins 4Go;
  3. Une alimentation électrique 5V et 1,2A ou + (un ampérage plus puissant ne risque aucunement de bousiller votre RPi, contrairement à un voltage qui lui est VRAIMENT important) avec une sortie microUSB;
  4. Un écran (ou une connexion SSH mais c’est plus complexe et je n’aborderai pas ce sujet dans ce tuto : peut-être dans un prochain article ?);
  5. Un câble HDMI ou un adaptateur HDMI->VGA pour relier le RPi à l’écran;
  6. Un clavier (indispensable);
  7. Une connexion internet (pour l’installation de l’interface graphique;
  8. Une souris (c’est optionnel mais une interface graphique sans souris est comme un ordinateur sans carte graphique !);
  9. Une certaine connaissance de Linux (exemple : savoir installer un logiciel).

3 – Installer Archlinux sur la carte SD

Pour ce tutoriel, j’ai choisi d’utiliser la distribution Archlinux pour sa simplicité.archlinux logo
Téléchargez d’abord Archlinux (attention, il vous faut la version pour Raspberry Pi et non pas une version pour PC normal !) à l’adresse suivante (dernière version mais beaucoup de lien sur le site donc plus difficile de ‘y retrouver):
http://os.archlinuxarm.org/os/
ou ici :
http://www.raspberrypi.org/downloads

Il nous faut ensuite extraire le fichier zip :
Sous Linux (installez unzip si nécessaire) : unzip nomp-du-fichier-.zip
Sous Windows : ouvrez le fichier dans l’explorateur, cliquez sur extraire tous les fichiers, puis sélectionnez le dossier de destination, validez.
Procédons maintenant à la copie sur la carte SD (il faut au préalable avoir inséré la carte SD dans l’ordinateur ou sur un adaptateur SD<>USB).

Attention : la carte SD doit être vide car toutes ses données seront effacées irrémédiablement !

Si vous êtes sur Linux :

Vous disposez à coup sur (sauf sur certaines distributions élitiques et complexes comme Gentoo) d’un outil nommé DD (ne me demandez pas quelle est sa signification, il y en a plein; toutefois il est surnommé le Destructeur de Données : il va donc falloir faire attention et ne pas se tromper !).

2 étapes s’offre à nous :
– repérer l’adresse du périphérique (eh oui, sous Linux les disques ne s’appellent pas C:, D:, E:, etc et ils possèdent un fichier les décrivant) : pour ce faire, ouvrez le terminal et créez un nouveau dossier (la commande est mkdir nom-du-dossier, soit ici mkdir test), puis déplacez-vous dans ce dossier (cd test). Rentrez ensuite sans les guillemets la commande « sudo ls -a /dev/ > a« , puis insérez la carte SD (qui devait être déconnecté de l’ordinateur pour la précédente manip) et rentrez la commande « sudo ls -a /dev > b« .
Bien je pense qu’une petite explication s’impose : vous avez enregistré la résultat de la commande listant tous les fichiers contenus dans le dossier /dev/ (dev pour devices, soit périphériques, c’est là que sont enreegistrés les « adresses » de tous les périphériques reliés ou contenus dans votre ordinateur) dans le fichier a. Cette liste ne contenait pas le nom de la carte SD, puis vous avez enregistré cette liste des fichiers contenus dans /dev/ dans le fichier b, lorsque que la carte SD était insérée dans l’ordinateur. Le fichier b contient donc le « nom » de la carte SD. Pour l’obtenir, tapez :
diff a b
Ce qui donne pour résultat quelque chose comme :
55a55, 57
> sdbOfficial_gnu
> sdb1
> sdb2

Sur Linux les périphériques sont en effet listés avec des noms comme sda, sdb, sdc, etc. Bref, c’est très différent de Windows ! Vous savez donc que votre carte SD se nomme (dans mon cas) /dev/sdb (en effet, les sdb1 et sdb2 ne sont pas eux aussi des périphériques mais des sous-parties de sdb, – qu l’on nomme aussi partitions – ce qui nous intéresse est donc le nom du périphérique, soit sdb). Nous avons maintenant que l’emplacement de notre fichier est /dev/sdb (ou ce que vous avez chez vous) : Eurêka !
Nous nous retrouvons donc avec un fichier nommé archlinux-hf-*.img que nous voulons copier sur la carte, dont l’adresse est ici /dev/sdb.
La syntaxe de la commande dd est =
dd if=entrée of=sortie bs=taille
Bien, expliquons cela :

  • if veut dire input file, soit fichier d’entrée;
  • of veut dire, comme vous l’aurez deviné, output file, soit fichier de sortie;
  • bs est la taille du bloc, c’est à dire la taille de chaque morceau du fichier qui sera transféré à votre périphérique. 1M est un bon compromis entre rapidité et quantité.

On obtient un résultat quelque chose comme :
sudo dd if=/home/votre-nom-d-utilisateur/votre-dossier-de-telechargement/le-fichier-d-archlinux of=/dev/nom-du-peripherique bs=1M
Sans mon cas cela donne donc:
sudo dd if=/home/simon/Downloads/archlinux-hf-2013-11-14.img of=/dev/sdb bs=1M
ATTENTION : adaptez le code ci-dessus à votre cas et ne vous trompez SURTOUT PAS sur le fichier de sortie sous peine d’effacer votre disque dur !!!
Patientez un petit instant, cela peut être assez long.
Une fois la commande terminée, vous devez redimensionnez vos partitions, chose que vous ferez aisément avec gparted (installez-le si vous ne le possédez pas) : if faut allouer tout l’espace restant de la carte SD à la grande partition au format ext4, faute de quoi vous ne pourrez ajouter aucun fichier sur votre carte SD.

Ouvrez gparted après l’avoir installé :

gparted_home

Sélectionnez le menu déroulant en haut à droite et choisissez le nom de partition correspondant à votre carte SD (là ou vous voyez /dev/sda sur l’exemple que j’ai réalisé avec mon disque dur). Si vous voyez une clé comme sur mes deux premières partitions, faites un clic droit et cliquez sur unmount :
gparted_unmount
Vous pouvez maintenant cliquer sur resize/move. Ne faites pas ça sur la première partition: elle est à la bonne taille. Redimensionnez les deux suivantes dans l’ordre : d’abord la partition la plus grande (en réalité c’est une partition qui contient la partition suivante), puis l’autre.
Et voilà, il ne vous reste plus qu’à insérer dans votre RPi puis à démarrer !
On se retrouve après l’explication pour Windows.

Si vous êtes sur Windows :

Téléchargez Win32WiskImager à l’adresse http://sourceforge.net/projects/win32diskimager/files/latest/download?source=navbar.
Puis extrayez l’archive et lancez Win32WiskImager.exe, ce qui vous donnera ceci :
win32-imagewriter Dans le champ Image File, entrez l’adresse du fichier *.img, choisissez la carte SD dans le champ Device et cliquez sur Write ! Patientez un instant puis lorsque la barre de progression sera complétée, éjectez la carte SD de l’ordinateur.
Bien passons, à l’installation de l’interface graphique.

3 – Installation de LXDE

Nous supposerons pour ce tutoriel que votre RPi est connecté à internet (le moyen le plus simple et le plus efficace de le faire est de le connecter via un câble Ethernet, toutefois tout le monde n’a pas la chance de pouvoir le faire – je n’en ai par exemple pas la possibilité).

Bien, commençons par installer le serveur graphique sur lequel se base notre environnement graphique : le célèbre, le fameux, le précieux, le réputé; j’ai nommé : X.org !!!
Connectons-nous en entrant comme nom d’utilisateur ET mot de passe « root » (sans les guillemets).
Tapez ensuite la commande localectl set-keymap --no-convert fr-pc si vous avez un clavier azerty (il vous faudra donc taper locqlectl set)key,qp ))no)convert fr)pc).
Note : root est sur les système de type UNIX le super-utilisateur, celui qui peut vraiment TOUT faire (même virer les fichier de démarrage si cela lui chante !
Installons-le par la commande pacman -Syu && pacman -S xorg (pacman -Syu permet de mettre à jour le système). Il vous sera demandé quel paquet (comprenez logiciel) vous souhaitez installer, pressez Entrée pour tous les installer (recommandé). Validez par y (pour yes). X.org va se télécharger et s’installer. Entrez ensuite pacman -S xorg-xinit && pacman -S lxde puis validez comme précédemment. rentrez ensuite la commande nano .xinitrc, ce qui vous donnera la page suivante :
nano xinitrc
Tapez exec startlxde puis entrez simultanément la combinaison de touches Control + 0, validez en faisant Entrée. Vous pouvez maintenant fermer nano avec les touches Control + X.
Éditez le fichier /etc/X11/xorg.conf.d/10-evdev.conf
et rajoutez la ligne Option "XkbLayout" "fr" après la ligne Identifier "evdev keyboard ..."
Ouf, voilà l’interface graphique configurée pour démarrer avec un clavier azerty !
Rentrez startx et l’interface graphique va démarrer et vous afficher quelque chose comme ça :
lxde_rpi_scrot
Voilà, c’est la fin de ce tuto, à la prochaine …

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Désinstaller les extensions superflues sur Mozilla Firefox

Bonjour à tous, ce mini-tutoriel s’adresse à tous ceux qui ont des extensions ou des moteurs de recherche qui se sont rajoutées et qui se dise qu’Internet n’est pas fait pour eux, comme le montre la fenêtre ci-contre :

Quelques barres d'extensions
Et quelques barres d’extensions pour la route ! Attention: ce test que j’ai réalisé ici n’est pas recommandé  (il faut être fou pour le faire, je sais) !

Mise au point : Une extension est un petit programme qui se rajoute dans votre navigateur internet pour ajouter des fonctionnalités (permettre de faire une capture de la page, télécharger les vidéos, etc). Seulement des développeurs mal avisés développent des extensions qui présentent une partie utile ET une partie qui vous espionne ou rajoute des publicités ciblées.

Ces extensions (nommé adware en anglais) ralentissent considérablement votre navigation (de plus de 70% dans le cas extrême ci-dessus) et vous espionnent: ils récupèrent les pages que vous visitez, capturent vos mots de passe et rajoutent de la pub partout. ne rêvons pas : les adwares s’attrapent bien là où l’on s’y attends, c’est à dire sur des sites de piratage ou de streaming (il va sans dire que ces sites ne sont pas fréquentables, rien que pour le contenus inadaptés qui s’y affichent ou pour les boutons « visionner » ou « télécharger » qui ramènent les utilisateurs sur une page du pub et que les utilisateurs lambda ne peuvent s’empêcher de cliquer).

Note : Toutes les extensions ne sont pas des adware, loin de là et heureusement. Préférez donc les extensions disponibles sur la plateforme de Mozilla (https://addons.mozilla.org): les risques y sont bien moindres.

Nous allons pour effacer ces extensions et paramètres indiscrets procéder en deux étapes :

1 – Supprimer les extensions

Première étape et non la moins importante, il faut supprimer les extensions. Pour ce faire, allez sur outils->Modules Complémentaires si vous avez les barres d’outils de visibles :

add-ons manager

Sinon, allez sur Firefox->Modules Complémentaires :

add-ons manager

A partir de là, cliquez sur extensions à gauche :

add-ons manager 2

Vous pouvez maintenant supprimer les extensions qui ne vous intéressent pas (bouton « supprimer » ou « Remove » si vous utilisez aussi Firefox en anglais) :

add-ons manager 4

Une fois toutes les extensions inutiles ou malveillantes supprimées, il vous sera peut-être demandé de redémarrer Firefox, faites-le et voilà, il n’y a plus de barres d’extension !!!

Note : Vous pouvez aussi faire un petit tour du côté des plugins et en supprimer ou désactiver quelques uns.

Seulement, le monde n’est pas aussi rose : il reste parfois des paramètres non supprimés : le moteur de recherche, la page d’accueil et la page de nouvel onglet. Corrigeons donc cela :

2 – Régler les paramètres de Firefox

Dans la barre d’adresse, tapez about:config et cliquez sur le bouton « Je serai prudent, promis ! » :

add-ons manager 5

Pour réinitialiser l’adresse de la page de nouvel onglet, tapez newtab, choisissez la ligne browser.newtab.url et cliquez dessus afin d’obtenir la boite de dialogue suivante :

add-ons manager 6
Entrez la valeur about:newtab dans le champ de texte afin de définir la page de nouvel onglet comme étant celle par défaut.
Faites pareil pour la page d’accueil (recherchez home, choisissez browser.startup.homepage et donnez-lui la valeur about:home) et le moteur de recherche (recherchez search, choisissez browser.search.order.1 et tapez Google, Yahoo ou Bing selon vos préférences.

Voilà, ce tuto est terminé. Bon nettoyage (même si nous sommes plus près de l'hiver que du printemps!).

Historiques des systèmes d’exploitation (partie 2 )

Pour pousuivre le précédent post sur les OS (ici pour ceux qui ne l’ont pas lus), je vais désormais parler de systèmes d’exploitations que nous connaissons bien mieux :

1 – La genèse des systèmes d’exploitation modernes

En 1985, le professeur S.Tanebaum crée une version simplifiée d’UNIX pour permettre à ses étudiants d’en comprendre aisément le fonctionnement. Bien que vous n’en avez peut-être pas entendu parler, Minix est toujours en développement (si si, il y a encore des gens qui ne jurent que par la console !!).

2 – La révolution Freax

Tux, la mascotte de Linux
Tux, la mascotte de Linux

Et là, écoutez bien car ce qui va suivre est très important : en 1991, un étudiant nommé Linus Torvalds invente un système d’exploitation (ou plutôt un kernel, c’est à dire un noyau sur lequel se base le système d’exploitation) à cause d’un problème rencontré qui l’oblige à réinstaller son système et qui lui fait comprendre qu’il manqe certains outils. Il a alors l’idée de les développer et de les publier : il le nomme « Freax » mais le gars qui héberge le code source le nomm « Linux ». L’effet de mode est lancé : il est trop tard pour changer le nom. Depuis, Linux a bien évolué et est désormais utilisé dans 1,2% des ordinateurs clients (c’est à dire votre PC ou le mien). Vous vous dites sans doute :

« 1,2%, c’est bien ce que je pense, ça veut dire que Linux, c’est super compliqué et qu’on peut rien faire dessus ! Vive Windows !!! » <== Gros stéréotype !!

Sauf que voilà, le problème, c’est que Linux, c’est aussi presque 33% des serveurs webs. Alors de là à dire que les administrateurs de 33% du web sont de gros barbus qui passent leurs journées à configurer via la console leur serveurs, faut pas pousser ! >:o (même si j’avoue que chez Google, il y a des barbus !) Sans compter que les informaticiens suivent la loi de la facilité : ils n’utiliseraient jamais Linux si ce n’était pas simple et pratique. Imaginez-vous un développeur qui crée un jeu en assembleur alors qu’il peut le faire en C++. Tiens, pour la fin, je garde le meilleur (et aussi le pire, mais ça c’est mon avis) : Android, le système mobile le plus utilisé, est basé sur un kernel Linux modifié ! Ça calme, n’est-ce-pas ?
Ah, et inutile de m’accuser d’être un anti-Microsoft qui croit que c’est le diable, il m’arrive d’utiliser Windows et je n’en fait pas tout un plat. Donc inutile de troller, merci !

3 – Et les autres ?

Poursuivons avec OS X, développé par NeXt, société rachetée par Apple en 1997. Il est basé sur BSD et un noyau libre développé en C nommé mach. Ilfut renommé en Mac OS X suite à son rachat par Apple du fait qu’il se destinait exclusivement aux Macintosh. Je ne m’étendrai pas plus sur le sujet car je ne connais pas bien l’univers Apple (et, n’en déplaise à certains, je ne le désire pas du tout).

4 – La révolution Microsoft

Windows 1.01
Windows 1.01

Dans les années 1980, Microsoft rachéte une petite société et publie PC-DOS, adapté aux IBM-PC. En 1985, il publiera un peu plus tard une interface graphique pour MS-DOS (utilisable pour le grand public, ce dérivé de PC-DOS sera intégré par défaut et sera le système de démarrage jusqu’en 1995, date de sortie de Windows 95 qui démarrait directement sur Windows et non plus sur MS-DOS) : ce fut Windows 1.0 (comme vous pouvez le voir sur la magnifique capture d’écran à droite !). Microsoft enchaîna avec Windows 2.0 en 1987 et Windows 3.0 en 1990.

En août 1995, une nouvelle version va changer le futur de l’informatique : Windows 95. En effet, en démarrant directement sur l’interface graphique, Microsoft permet enfin à Madame Michu de découvrir le monde de l’informatique (et toutes les prises de tête qui vont avec …) ! Un menu apparaît et beaucoup de choses peuvent désormais s’effectuer graphiquement.

En même temps et depuis 1988, développe un autre système nommé NT OS/2, qui vintremplacer la branche Windows pure en 2000 avec, devinez quoi : Windows 2000 (bon d’accord, c’était pas très dur !)

Windows XP est le lien entre Windows NT et la branche 9x (9x car toutes les versions de cette branche datent des années 1990). Il représente à l’heure oú j’écris ces quelques lignes près de 35% des ordinateurs connectés à Internet et reste le deuxième système d’exploitation au Monde (derrière Windows 7). Triste de penser que cette simple version reprèsente trois fois plus que Mac et linux réunis !

Windows Vista sortit en 2006, 7 en 2009 et 8 en 2012.

5 – Conclusion

L’informatique a été semé d’embûches que je n’ai pas mentionnés ici pour des raisons de place et afin de rendre mon texte à peu prés buvable. Je m’excuse d’avance si ce n’est pas le cas. Pour en savoir plus, vous avez le choix entre prendre certains livres qui retracent l’histoire de l’informatique ou, option plus simple et beaucoup moins onéreuse, regardez sur Internet !

Qui plus est, si l’envie vous en prend, allez chechez de vielles versions de Windows et testez-les en machines virtuelle, et là vous appréhenderez vraiment le changement et les progrès de l’informatique.

Petit supplément pour ceux qui ont fait l’effort d’aller jusqu’ici et qui sont sous Linux :
Si vous voulez éteindre votre ordinateur en ligne de commande, la commande est sudo shutdown -h 0 et sudo shutdown -r 0 pour le redémarrer (h pour half et r pour restart).

À bientôt

Historique des systèmes d’exploitations (1ère partie)

Dans ce post, je tient à rappeler (oui, je sais, je me répéte un peu !) l’historiques des systèmes d’exploitations, et en particulier d’UNIX.

Système d'exploitation
Source: Wikimedia foundation

1 – Rappel sur les systèmes d’exploitation

Un système d’exploitation est un programme qui a pour but de permettre au matériel d’interagir avec le logiciel. C’est à dire que pour le dévellopeur, il peut créer des applications sans avoir à se soucier de la gestion des disques, des allocations mémoire, etc. Pour l’utilisateur final, le système d’exploitation (abrégé OS de Operating System en anglais) permet de faire tourner et gérer des applications beaucoup plus simplement. Le système d’exploitation permet donc un gain de temps énorme. Il a aussi pour avantage de sécuriser le système dans la mesure ou  il permet par exemple  d’empécher l’application d’accéder et de modifier tous les fichiers.

2 – L’origine

Tout à débuté dans les années 1960, alors que la mémoire vive des ordinateurs n’était que de quelques kilo-octets àl’époques (de nos jours, elle est de 4-8 GO e n général par ordinateur, soit 4 millions de fois plus), que Internet n’existait pas (mais ça, c’est une autre histoire !) et qu’on utilisait des disquettes (et encore, les première disquettes ne furent commercialisées qu’en 1971). En 1969 donc, Ken Thompson des laboratoire BELL Labs a créé un système d’exploitation qui sera nommé UNIX (ou Unix) en assembleur, un language bas niveau (c’est à dire très proche du language binaire utilisé par l’ordinateur) ressemblant (l’assembleur) à ceci (sachan tque le code suivant sert à afficher le mot bonjour)  :

str:
.ascii "Bonjour\n"
.globl _start

_start:
movl $4, %eax
movl $1, %ebx
movl $str, %ecx
movl $13, %edx
int $0x80
movl $1, %eax
movl $0, %ebx
int $0x80

Comme vous le voyez, c’est un language très complexe et donc un code basé sur ce language est très difficle à maintenir. Ken créa alors un nouveau language, le B, qui fut modifié et renommé en C. Il utilisa alors avec ses collègues ce language pour réécrire la totalité d’Unix.

3 – Le partage

Mémoire pour ordinateur VAX (architecture supportée dés 1979 par Unix)
Mémoire pour ordinateur VAX (architecture supportée dés 1979 par Unix)

C’est début 1975 que se passa la nouvelle qui allait tout changer ! En effet, la loi interdisait à Bell Labs de vendre autre chose que des équipements téléphoniques ou télégraphiques. Bell Labs décida alors de publier le code source d’Unix moyennant une licence très peu chère. C’est le début (mais pas encore car certaines restrictions ne permettent pas d’utiliser ce terme) de l’open source !

Petite parenthèse utile : open source signifie que le code du programme est distribué, que ce soit gratuitement ou de manière payante, et que l’utilisateur à le droit de copier, de partager, de modifier et de distribuer le logiciel et ses sources (son code).

C’est un 1977 que fut réalisé la Berkeley Software Distribution (BSD), qui évolua au fil du temps en 2BSD, 3BSD, 4.1BSD, etc.

Sauf qu’au fil du temps, la licence d’AT&T, maison mère de Bell Labs a condidérablement augmenté. Le prix de la licence était alors devenu excessivement cher. Les développeurs de BSD nettoyèrent alors du code de BSD celui d’AT&T et publièrent la NET/1 avec la possibilité de redistribuer ou revendre le système. Entre 1990 et 1993, deux groupes se forment : FreeBSD et NetBSD qui donnèrent les distributions du emême nom qui existent encore aujourd’hui.

D’autre systèmes notables basés sur Unix virent le jour :

  • HP-UX à partir de 1986;
  • Solaris (existe encore à l’heure actuelle) à partir de 1981;
  • IRIX depuis 1986;
  • A/UX développé par Apple.

Suite dans le prochain épisode oú nous aborderons Linux, MINIX, Mac OS X et, bien sûr, l’incontournable Windows !

P.S: merci de me signaler des fautes d’orthographe ou de frappe, mon clavier à pris un coup à cause de mon frère (surtout la touche espace !).