Débuter avec yED

Bienvenue sur ce nouveau tutoriel, qui traitera de yED. Pour commencer, une présentation s’impose :

yED est un logiciel d’édition et de conception de diagrammes gratuit. Mais bon, vous vous doutez bien que celui-ci a quelques tour de plus dans sa manche, sans quoi je ne vous le présenterai pas. Pour ne citer que quelques une de ces nombreuses fonctions, yED permet de :

  • Importer vos données depuis un document excel ou .xml (évite de tout avoir à retranscrire);
  • D’arranger automatiquement votre chef d’œuvre  en plaçant correctement les éléments de manière à le rendre plus potable;
  • D’exporter dans de nombreux formats (PNG, JPG, SVG, PDF). Cela donne une bonne compatibilité et de nombreuses possibilités pour éditer votre document en aval.

Bref, tout ça a l’air très intéressant, mais rien ne vaut mieux que mettre les mains à la patte.

1 – Installation

1.1 – Pré-requis : il est nécessaire de disposer de Java (openjdk sous Linux). Si vous n’avez pas celui-ci, téléchargez-le sur http://java.com/.

1.2 – Téléchargement : Pour démarrer, rendez vous sur http://www.yworks.com/en/products_yed_download.html (Eh oui, yED est en anglais mais, croyez-moi, c’est potable). Cela vous donnera quelque chose comme cela :

telechargement-yed

Vous avez alors 3 possibilités :

  • télécharger la version dédiée à votre système d’exploitation ( yED for Linux, dans mon cas);
  • Télécharger l’exécutable .jar (multiplateforme, il faudra lancer le fichier et le programme s’ouvrira);
  • Lancer le programme sans l’installer (cela nécessite de se rendre sur le site chaque fois que l’on souhaite utiliser yED).

Je vous conseille de choisir l’une des deux premières. Acceptez le contrat de licence, le téléchargement se lance.

1.3 – Installation : Dans le cas où vous avez choisi la première option, il suffit sous Windows et mac de double-cliquer sur le fichier et de suivre les étapes d’installation.

Sous Linux, une petite nuance s’impose : ouvrez le dossier où vous avez enregistré le fichier dans le terminal (cd nom-du-dossier), puis tapez chmod +x nom-du-fichier en remplaçant nom-du fichier pas le nom que vous lui avez donné. Il suffit ensuite de taper ./nom-du-fichier . L’installateur se lancera alors.

Dans le second cas, extrayez les fichiers et lancez yED.jar . Répétez la même manoeuvre que précédemment avec chmod . yED se lancera alors. Alors, c’était si difficile que ça ?

2 – Utilisation

Un écran de démarrage  s’affichera :

démarrage de yED

Puis il laissera place à la fenêtre principale et vous tomberez alors sur quelque chose comme ça :

interface de yED

La première fenêtre vous donne le choix : ouvrir un document, en créer un nouveau, utiliser un fichier d’exemple ou ouvrir un document récent. Si vous voulez, vous pouvez utiliser le fichier que j’héberge sur https://skydrive.live.com.

Dans la barre d’outils supérieure, on reconnait aisément les boutons pour enregistrer et imprimer, pour couper, copier et coller. Ces boutons sont ensuite suivis par d’autres boutons (et oui, le monde informatique est infesté de boutons) permettant de zoomer, de dé-zoomer, d’afficher tout le graphique, de naviguer dans celui-ci, d’afficher la grille, etc. Ces bouton-là sont rarement utiles (il est beaucoup plus pratique de zoomer avec la molette de la souris).

Ensuite, il y a la barre des onglets (du moins c’est comme ça que je l’appelle) :
Barre des onglets de yED

En clair, vous n’aurez pas besoin d’avoir 36 fenêtre ouvertes pour travailler sur plusieurs documents simultanément : elles seront regroupées dans la barre des onglets. pratique, non ?

Pour finir cette description de l’interface, regardez les widgets situés à gauche de le fenêtre : « Overview » donne un aperçu de l’ensemble et « Structure view » liste tous les éléments contenus dans votre création et vous permet d’y accéder plus rapidement/facilement.

À droite, « properties view » permet de visionner mais aussi d’éditer les éléments (modifier le texte, les dimensions, les couleurs, les polices, les distances, les flèches, etc) :

widget des propriétés de yED

Quand à la palette, elle sert à insérer des éléments tout préparé dans votre document, elle permet donc un gain de temps énorme et inclut beaucoup de graphiques, tous vectoriels qui plus est :

palette d'objets de yED

Eh bien voilà, c’est la fin de ce mini-tutoriel, il ne vous reste plus qu’à déchainer votre potentiel créatif ! Bonne chance …

Arduino : qu’est-ce que c’est ?

Vous avez sans doute entendu parler d’Arduino mais vous vous demandez à quoi cela peut-il bien servir, ou vous êtes curieux de nature, tant mieux, cette mini-présentation est faite pour vous.Logo de la plateforme Arduino N’hésitez pas à me contacter si cela ne parait pas très clair. Attention : si j’emploie uniquement le mot Arduino dans ce tutoriel, toutes les cartes compatibles Arduino fonctionneront aussi, et souvent à des prix plus avantageux.

1 – Présentation

Si l’on prend la définition de wikipédia, cela donne :

Arduino est un circuit imprimé en matériel libre (dont les plans de la carte elle même sont publiés en licence libre mais dont certains composants sur la carte, comme le microcontrôleur par exemple, ne sont pas en licence libre) sur lequel se trouve un microcontrôleur qui peut être programmé pour analyser et produire des signaux électriques, de manière à effectuer des tâches très diverses comme la domotique (le contrôle des appareils domestiques – éclairage, chauffage…), le pilotage d’un robot, etc.

Vous en conviendrez, la définition n’est pas des plus claires. Pour résumer, Arduino est le nom d’un « fabricant » de circuits imprimés sur lesquels il est possible de brancher toutes sortes d’appareils. Cette carte se programme sur l’ordinateur via un câbles USB (ou autre) et permet ensuite de diriger n’importe quel appareil, il suffit pour cela de modifier le code qu’exécute l’arduino. La particularité de ce système est qu’il est libre, c’est à dire que les plans des cartes sont disponibles gratuitement, il est possible de modifier et de réutiliser ces plans. C’est pourquoi de nombreux systèmes basés sur Arduino (freeduino, sparkfun, etc) existent. Seul le nom « Arduino » est déposé et n’est pas utilisable.

ArduinoUno_R3_Front

2 – Intérêt d’investir dans une carte Arduino

Les cartes Arduino donnent vraiment un potentiel de création quasi infini pourvu de disposer du matériel approprié (et oui, c’est comme tout, qui n’a rien ne fait rien). Il est possible de fabriquer des robots, de gérer des caméras, de commander des moteurs, d’alimenter automatiquement une plante au bout d’un laps de temps x, de distribuer des croquettes si la gamelle est vide, etc.

L’autre intérêt de faire cet investissement est tout simplement d’assouvir sa curiosité ou encore de pratiquer une passion (l’électronique, en l’occurrence). Après tout, il n’est jamais trop tard pour apprendre !

3 – Fonctionnement/utilisation

L’utilisation des cartes arduino est très simple : connectez la carte à l’ordinateur (via le câble USB, en général), lancez « Arduino IDE » (c’est le logiciel qui permet de programmer la carte), mettez en place vos composants et reliez-les à la carte (on verra comment plus tard) , puis codez votre programme. Enfin, chargez le sur la carte grâce au bouton téléverser. Votre programme s’exécutera ensuite en boucle.
ArduinoMega2560_R3_Front
Je vous conseille pour vous lancer sur cette plate-forme de suivre les conseils et les tutoriels disponibles sur le site arduino.cc/en (malheuresement en anglais, la version française n’étant pas à jour) et d’acheter un packs de composants (un starter kit, regardez sur internet, il y en a plein). Bons circuits !

Partons à la découverte de LibreCAD

LibreCAD est , comme son nom l’indique, un puissant éditeur de CAD (Computer help design, Logo LibreCADen français dessin assisté par ordinateur) gratuit et libre (et non, ce n’est pas la même chose : voir ici).

Autre avantage, il est multiplateforme (que vous soyez sur Windows, Mac OS X, ou GNU/Linux; il fonctionnera à l’identique) et supporte le format .DXF (format de fichier mondialement reconnu de CAO et de DAO). Mais, surtout, il est très léger (je l’utilise sur un ordinateur datant de 11 ans avec un pentium 4, 1 Go de mémoire vive et 32 Mo de mémoire graphique, c’est dire).

Personnellement, j’utilise LibreCAD sur Linux (plus précisément Lubuntu 13.04) et je n’ai pas rencontré de problème particulier avec ce logiciel.

1 – Installer LibreCAD

1.1 – Sous Linux

Sous Ubuntu et ses dérivés, il suffit de taper dans la console (accessible via Ctrl + Alt + F1) :

sudo apt-get install librecad

Le mot de passe utilisateur sera alors demandé et l’installation se fera.

Sous Fedora, Mandriva, RedHat, OpenSuse et tous les autres distributions utilisant RPM, il faut se rendre sur cette page : http://librecad.org/cms/home/installation/rpm-packages.html, télécharger le fichier adapté à sa distribution et l’exécuter.

1.2 – Sous Windows

Rendez-vous sur http://sourceforge.net/projects/librecad/files/Windows/, ouvrez le dossier qui parait le plus récent et téléchargez le fichier *.exe présent dans le dossier. Lancez ce fichier, une fenêtre s’ouvrira demandant l’autorisation d’apporter des modifications à l’ordinateur (uniquement sur Windows Vista, 7 et 8), cliquez sur oui et suivez les étapes pour installer LibreCAD.

1.3 – Sous d’autres systèmes

Sous OS X, rendez vous sur http://sourceforge.net/projects/librecad/files/OSX/ et téléchargez le fichier adéquat (*.pkg). Lancez-le et suivez les étapes d’installation.

Sur d’autres systèmes, il faut compiler à partir des sources, c’est à dire générer l’application à partir du code de développement (je vous rassure, vous n’aurez pas à toucher à ce code).
Pour commencer,  installez git et rentrez dans la console :
git clone https://github.com/LibreCAD/LibreCAD.git
Cela créera un dossier LibreCAD sur votre ordinateur contenant les sources du programme. Installez ensuite g++ gcc make git-core libqt4-dev qt4-qmake libqt4-help qt4-dev-tools libboost-all-dev libmuparser-dev libfreetype6-dev puis ouvrez le dossier dans un terminal (cd LibreCAD) et tapez : qmake librecad.pro puis make. Vous pouvez maintenant lancer LibreCAD en rentrant cd unix suivi de ./librecad . Et voilà, c'est fait ! Pour plus d'infos, allez sur http://librecad.org/cms/home/from-source/linux.html.

2 – L’utiliser

Eh oui, l’installer c’est bien beau mais encore faut-il savoir s’en servir. Voici une capture d’écran de LibreCAD :

LibreCAD GUI
On y retrouve une barre de menu, des barres d’outils, au centre de la fenêtre se trouve la grille, c’est sur elle que vous verrez toutes les modifications que vous apporterez à votre document. Pour finir une barre de commande permet de créer ou d’éditer des objets sans avoir à passer par les barres d’outils.
Faute de connaissance suffisantes, je ne pourrai vous faire un mini-manuel d’utilisation, toutefois, voici quelques liens utiles :

Bonne chance et à bientôt pour une nouvelle publication !