Installer Archlinux et une interface graphique (lxde) sur un Raspberry Pi

rpi-logo
Joyeux noël à tous !!! Et puis bonne année parce que c’est bientôt ! Bon, et bien ces bien sympas ces vœux mais ça fait pas avancer le boulot, donc je vous propose de repasser aux choses sérieuses :

Vous avez surement entendu parler du Raspberry Pi (« Framboise Pi » en français, ce qui ne veut bien sûr strictement rien dire), ce petit appareil à 25-35$ qui fait fureur et qui permet de faire tourner une (petite) distribution Linux. Si vous avez fait l’achat d’un Raspberry Pi (que je nommerai RPi dans ce tuto) et que vous souhaitez l’utiliser pour autre chose que de la programmation en CLI (Command Line Interface, c’est à dire dans la console en ligne de commande), cet article est fait pour vous ! (Je vous préviens tout de suite, la distribution Debian est fournie directement avec l’interface graphique LXDE mais je considère qu’Archlinux, distribution dont nous allons parler à l’instant, est plus performante et plus personnalisable tout en fournissant des mises à jour plus – voire trop ? – régulières)

1 – Le Raspberry Pi, késako ?

Pour commencer, une présentation de la bête s’impose! Le RPi se décline en 2 versions :

RPi B

  • Le modèle A qui possède un CPU-GPU (processeur et carte graphique) Broadcom BCM2835 capable de lire des vidéos 1080p en 30 images/seconde et disposant de 256Mo de mémoire vive(RAM). Coté connectique il est doté d’un port USB, d’une sortie son, composite et HDMI. Coté technique, il est équipé de connecteurs GPIO qui peuvent être utilisé pour de l’électronique ou pour contrôler le RPi via TTL. Il s’alimente en 5V via une prise microUSB.
  • Le modèle B dispose des mêmes fonctionnalités avec un autre port USB et un port Ethernet (même s’il c’est en réalité un port Ethernet connecté via un USB interne) supplémentaires.Il dispose aussi de 2X plus de RAM, soit 512Mo.

Vous ne voyez pas qu’un détail cloche ?

Ah, mais oui, il n’y a PAS de disque dur !!!

C’est pourquoi les deux modèles sont dotés d’un lecteur de carte SD. C’est l’une des spécificités de RPi : il démarre avec le système que vous aurez mis sur une carte SD ! Bien, je crois que vous êtes parés à affronter l’installation. Moussaillons, à l’abordage !

2 – Les prérequis

Pour réaliser ce tutoriel, il vous faut :

  1. Un Raspberry Pi (enfin, c’est mieux);
  2. Une carte SD d’au moins 4Go;
  3. Une alimentation électrique 5V et 1,2A ou + (un ampérage plus puissant ne risque aucunement de bousiller votre RPi, contrairement à un voltage qui lui est VRAIMENT important) avec une sortie microUSB;
  4. Un écran (ou une connexion SSH mais c’est plus complexe et je n’aborderai pas ce sujet dans ce tuto : peut-être dans un prochain article ?);
  5. Un câble HDMI ou un adaptateur HDMI->VGA pour relier le RPi à l’écran;
  6. Un clavier (indispensable);
  7. Une connexion internet (pour l’installation de l’interface graphique;
  8. Une souris (c’est optionnel mais une interface graphique sans souris est comme un ordinateur sans carte graphique !);
  9. Une certaine connaissance de Linux (exemple : savoir installer un logiciel).

3 – Installer Archlinux sur la carte SD

Pour ce tutoriel, j’ai choisi d’utiliser la distribution Archlinux pour sa simplicité.archlinux logo
Téléchargez d’abord Archlinux (attention, il vous faut la version pour Raspberry Pi et non pas une version pour PC normal !) à l’adresse suivante (dernière version mais beaucoup de lien sur le site donc plus difficile de ‘y retrouver):
http://os.archlinuxarm.org/os/
ou ici :
http://www.raspberrypi.org/downloads

Il nous faut ensuite extraire le fichier zip :
Sous Linux (installez unzip si nécessaire) : unzip nomp-du-fichier-.zip
Sous Windows : ouvrez le fichier dans l’explorateur, cliquez sur extraire tous les fichiers, puis sélectionnez le dossier de destination, validez.
Procédons maintenant à la copie sur la carte SD (il faut au préalable avoir inséré la carte SD dans l’ordinateur ou sur un adaptateur SD<>USB).

Attention : la carte SD doit être vide car toutes ses données seront effacées irrémédiablement !

Si vous êtes sur Linux :

Vous disposez à coup sur (sauf sur certaines distributions élitiques et complexes comme Gentoo) d’un outil nommé DD (ne me demandez pas quelle est sa signification, il y en a plein; toutefois il est surnommé le Destructeur de Données : il va donc falloir faire attention et ne pas se tromper !).

2 étapes s’offre à nous :
– repérer l’adresse du périphérique (eh oui, sous Linux les disques ne s’appellent pas C:, D:, E:, etc et ils possèdent un fichier les décrivant) : pour ce faire, ouvrez le terminal et créez un nouveau dossier (la commande est mkdir nom-du-dossier, soit ici mkdir test), puis déplacez-vous dans ce dossier (cd test). Rentrez ensuite sans les guillemets la commande « sudo ls -a /dev/ > a« , puis insérez la carte SD (qui devait être déconnecté de l’ordinateur pour la précédente manip) et rentrez la commande « sudo ls -a /dev > b« .
Bien je pense qu’une petite explication s’impose : vous avez enregistré la résultat de la commande listant tous les fichiers contenus dans le dossier /dev/ (dev pour devices, soit périphériques, c’est là que sont enreegistrés les « adresses » de tous les périphériques reliés ou contenus dans votre ordinateur) dans le fichier a. Cette liste ne contenait pas le nom de la carte SD, puis vous avez enregistré cette liste des fichiers contenus dans /dev/ dans le fichier b, lorsque que la carte SD était insérée dans l’ordinateur. Le fichier b contient donc le « nom » de la carte SD. Pour l’obtenir, tapez :
diff a b
Ce qui donne pour résultat quelque chose comme :
55a55, 57
> sdbOfficial_gnu
> sdb1
> sdb2

Sur Linux les périphériques sont en effet listés avec des noms comme sda, sdb, sdc, etc. Bref, c’est très différent de Windows ! Vous savez donc que votre carte SD se nomme (dans mon cas) /dev/sdb (en effet, les sdb1 et sdb2 ne sont pas eux aussi des périphériques mais des sous-parties de sdb, – qu l’on nomme aussi partitions – ce qui nous intéresse est donc le nom du périphérique, soit sdb). Nous avons maintenant que l’emplacement de notre fichier est /dev/sdb (ou ce que vous avez chez vous) : Eurêka !
Nous nous retrouvons donc avec un fichier nommé archlinux-hf-*.img que nous voulons copier sur la carte, dont l’adresse est ici /dev/sdb.
La syntaxe de la commande dd est =
dd if=entrée of=sortie bs=taille
Bien, expliquons cela :

  • if veut dire input file, soit fichier d’entrée;
  • of veut dire, comme vous l’aurez deviné, output file, soit fichier de sortie;
  • bs est la taille du bloc, c’est à dire la taille de chaque morceau du fichier qui sera transféré à votre périphérique. 1M est un bon compromis entre rapidité et quantité.

On obtient un résultat quelque chose comme :
sudo dd if=/home/votre-nom-d-utilisateur/votre-dossier-de-telechargement/le-fichier-d-archlinux of=/dev/nom-du-peripherique bs=1M
Sans mon cas cela donne donc:
sudo dd if=/home/simon/Downloads/archlinux-hf-2013-11-14.img of=/dev/sdb bs=1M
ATTENTION : adaptez le code ci-dessus à votre cas et ne vous trompez SURTOUT PAS sur le fichier de sortie sous peine d’effacer votre disque dur !!!
Patientez un petit instant, cela peut être assez long.
Une fois la commande terminée, vous devez redimensionnez vos partitions, chose que vous ferez aisément avec gparted (installez-le si vous ne le possédez pas) : if faut allouer tout l’espace restant de la carte SD à la grande partition au format ext4, faute de quoi vous ne pourrez ajouter aucun fichier sur votre carte SD.

Ouvrez gparted après l’avoir installé :

gparted_home

Sélectionnez le menu déroulant en haut à droite et choisissez le nom de partition correspondant à votre carte SD (là ou vous voyez /dev/sda sur l’exemple que j’ai réalisé avec mon disque dur). Si vous voyez une clé comme sur mes deux premières partitions, faites un clic droit et cliquez sur unmount :
gparted_unmount
Vous pouvez maintenant cliquer sur resize/move. Ne faites pas ça sur la première partition: elle est à la bonne taille. Redimensionnez les deux suivantes dans l’ordre : d’abord la partition la plus grande (en réalité c’est une partition qui contient la partition suivante), puis l’autre.
Et voilà, il ne vous reste plus qu’à insérer dans votre RPi puis à démarrer !
On se retrouve après l’explication pour Windows.

Si vous êtes sur Windows :

Téléchargez Win32WiskImager à l’adresse http://sourceforge.net/projects/win32diskimager/files/latest/download?source=navbar.
Puis extrayez l’archive et lancez Win32WiskImager.exe, ce qui vous donnera ceci :
win32-imagewriter Dans le champ Image File, entrez l’adresse du fichier *.img, choisissez la carte SD dans le champ Device et cliquez sur Write ! Patientez un instant puis lorsque la barre de progression sera complétée, éjectez la carte SD de l’ordinateur.
Bien passons, à l’installation de l’interface graphique.

3 – Installation de LXDE

Nous supposerons pour ce tutoriel que votre RPi est connecté à internet (le moyen le plus simple et le plus efficace de le faire est de le connecter via un câble Ethernet, toutefois tout le monde n’a pas la chance de pouvoir le faire – je n’en ai par exemple pas la possibilité).

Bien, commençons par installer le serveur graphique sur lequel se base notre environnement graphique : le célèbre, le fameux, le précieux, le réputé; j’ai nommé : X.org !!!
Connectons-nous en entrant comme nom d’utilisateur ET mot de passe « root » (sans les guillemets).
Tapez ensuite la commande localectl set-keymap --no-convert fr-pc si vous avez un clavier azerty (il vous faudra donc taper locqlectl set)key,qp ))no)convert fr)pc).
Note : root est sur les système de type UNIX le super-utilisateur, celui qui peut vraiment TOUT faire (même virer les fichier de démarrage si cela lui chante !
Installons-le par la commande pacman -Syu && pacman -S xorg (pacman -Syu permet de mettre à jour le système). Il vous sera demandé quel paquet (comprenez logiciel) vous souhaitez installer, pressez Entrée pour tous les installer (recommandé). Validez par y (pour yes). X.org va se télécharger et s’installer. Entrez ensuite pacman -S xorg-xinit && pacman -S lxde puis validez comme précédemment. rentrez ensuite la commande nano .xinitrc, ce qui vous donnera la page suivante :
nano xinitrc
Tapez exec startlxde puis entrez simultanément la combinaison de touches Control + 0, validez en faisant Entrée. Vous pouvez maintenant fermer nano avec les touches Control + X.
Éditez le fichier /etc/X11/xorg.conf.d/10-evdev.conf
et rajoutez la ligne Option "XkbLayout" "fr" après la ligne Identifier "evdev keyboard ..."
Ouf, voilà l’interface graphique configurée pour démarrer avec un clavier azerty !
Rentrez startx et l’interface graphique va démarrer et vous afficher quelque chose comme ça :
lxde_rpi_scrot
Voilà, c’est la fin de ce tuto, à la prochaine …

Controler un moteur DC avec la plateforme arduino et un transistor MOSFET

Logo de la plateforme Arduino
Désolé pour ce long temps d’absence, j’étais assez occupé.

Pour continuer dans la série arduino, ce petit tutoriel va aborder le sujet du controle de moteur à courant continu DC avec une carte Arduinotm. En effet, les cartes Arduino ont des limites à respecter : les sorties (au nombre de 14 sur les Arduino Uno), tout comme les entrées, ne peuvent délivrer que 5V et 40mA chacunes. Si vous branchez directement un appareil consommant plus sur une de ces sorties, vous pouvez griller la carte Arduino et même votre port USB si c’est votre source d’alimentation !!! Ne branchez donc pas directement d’appareil ou de composant dépassant ces limites. D’accord, les cartes arduino sont assez bon marché, mais si vous en grillez une tous les trois jours, ça va finir par vous coûter cher !

C’est là qu’on peut se poser la question : mais à quoi bon acheter une carte arduino si l’on ne peut rien d’intéressant avec ?

C’est là que vous allez comprendre l’utilité du MOSFET dont je parle dans le titre de l’article. Les cartes Arduino, Freeduino, Robotduino et autres consoeurs sont des circuits de commande qui peuvent diriger des circuits de puissances (entendez par là tous les circuits dans lesquels véhiculent des courants électriques assez important : moteurs, ampoules de 100W, hauts-parleurs , etc). Il faut donc des composants capables de jouer les « interprêtes » entre les deux circuits.
MOSFET Les transistors MOSFET (pour Metal-Oxide-Semiconductor field-effect transistor, soit Transistor à effet de champ à grille métal-oxyde en français : pas tellement potable, n’est-ce-pas ?) sont des transistors (mais ça, je crois que vous aviez pigé !) qui permettent de diriger des courants électriques forts à l’aide de courants bien plus faibles. Sans rentrez dans les détails (pour en avoir plein les yeux, c’est par ici), le courant de votre carte arduino permet de diriger des composants consommant bien plus que 5 V et quelques dizaines de mA. Toutefois, il y a quelques limites :

  • Bien connaître les branchements nécessaires (pas d’inquiétude, on va regarder ça);
  • Choisir le bon transistor MOSFET : inutile de réver, il existe des milliers de transistors différents et il faut faire un choix en fonction de leurs caractéristiques techniques (descendez en dessous pour savoir comment choisir);

Mais avant d’étudier cela, il faut que vous sachiez que bien que le mosfet coûte bien plus cher (à peut près 1€~1.5€) qu’un simple transistor, il est plus avantageux car il perd moins de puissance électrique, ce qui permet d’avoir un meilleur rendement et de payer moins en électricité (bon, d’accord… J’exagère peut-être un peu !). Voilà donc pourquoi on utilise un MOSFET et pas autre chose (à savoir : il y a d’autres solutions dont je parlerais peut-être à l’avenir).

1 – Prérequis

Pour réaliser ce tuto, vous allez avoir besoin de :
composants nécessaires pour l'exercice

  1. Une carte Arduino officielle ou compatible (celle d’un autre développeur qui utilise le même language pour fonctionner);
  2. Un breadboard (aussi appelé « Platine d’expérimentation »);
  3. Des fils (wires en anglais)  pour relier les composants;
  4. Un MOSFET (nous allons voir plus ça tout de suite);
  5. Une diode (1N4001 jusqu’à 1N4007 de préférence) pour protéger le mosfet des retours de courants lors de la coupure du moteur;
  6. Un bouton poussoir;
  7. Une résistance comprise entre 2 et 15 kiloOhms;
  8. Un moteur courant continu (DC) ou une lampe;
  9. Une alimentation externe pour votre moteur ou votre lampe;
  10. Et le plus important : une bonne dose de courage !!!

2 – Le choix du mosfet

Un MOSFET se choisit en fonction de ses caractéristiques techniques, regardons ce qu’il est nécesssaire de vérifier :

Je part du principe qu’une image vaut mille mots, donc rien ne vaut mieux qu’un exemple :

MOSFET caractéristiques techniquesns

Eh oui, les caractéristiques techniques sont très souvent en anglais, dans un document nommé datasheet (littéralement feuille de données en français), mais bon : un peu de pratique ne vous fera pas de mal !

Bref, dans le tableau que j’ai entouré en rouge, Vds signifie Drain-Source Voltage (vous allez bientôt comprendre), c’est-à-dire le voltage maximum que votre transistor pourra supporter, soit ici 60Volts.

Id signifie Drain Current, c’est-à-dire l’intensité maximale que vous pourrez soumettre à la petite bête, ici 16A ou 11A selon les versions.

A vous de choisir, il en existe beaucoup. Petit conseil : n’hésitez pas à choisir un MOSFET supportant un courant plus important que votre application initiale, comme ça il pourra resservir pour d’autres projets plus énergivores.

3 – La technique

Maintenant passons à une partie plus complexe encore : ça veut dire quoi, Drain ?
schema d'un MOSFET
Regardons le schéma ci-contre :  les lettres ont une signification , G pour Gate, D pour Drain et S pour Source. En fait, ces lettres reprèsentent chacunes une des trois pattes du transitor. La patte 1 est le Gate, la patte n°2 le Drain et la 3 le Source. Si on déchiffre ce schéma, en clair le courant arrivant par le Gate ne peut aller à la Source, reliée à la masse, que si un courant électrique arrive par le Drain.
Petit tableau récapitulatif :

Valeur de Gate (0 ou 1) Valeur de Drain (0 ou 1) Valeur de Source (0 ou 1)
0 0 0
1 0 0
0 1 0
1 1 1

La valeur 0 veut dire qu’aucun courant ne passe et la valeur 1 que le courant passe;
Pour ceux qui s’y connaissent bien en électronique, on peut dire que ça ressemble à s’y méprendre à une porte logique ET.

Toutefois, pour que votre montage marche, il faut que la sortie Source soit reliée à la masse de votre arduino et à la masse de votre alim externe.

4 – Le montage

Enfin de l’action !!! Votre circuit doit être monté comme cela :

mosfet_schema
mosfet_bb
Et voilà, le tour est joué coté assemblage : vous avez un montage avec un transistor MOSFET ! Problème : il ne marche pas !!! Normal : aucun code n’a été programmé pour l’Arduino !

5 – le code

Vous devez lancer votre logiciel arduino, ou l’installer si ce n’est pas déja fait,  puis rentrez le code suivant : https://docs.google.com/document/d/1fZp62acyHglD1eOio0vLeKp3jULvmqdTwKeHcWaiU4g/edit?usp=sharing avant de téléverser ce code vers votre arduino. Libre à vous de modifier ce code, voire de l’améliorer…

4LED et un afficheur 7segment avec un Arduino

Salut à tous ! Aujourd’hui, j’aborde un sujet dont je n’ai pas du tout parlé jusqu’ici : l’électronique. Plus précisément, de l’électronique avec une carte Arduino. Ce tuto explique comment réaliser un petit circuit qui gèrera l’allumage/extinction de 4 LEDs et affichera le nombre de LEDs allumées sur un afficheur 7segment. Pour commencer, présentons la bête :

7segment

7_segment_display_labeled

7segment_connectionsUn afficheur 7segment est un type d’afficheur très utilisé (dans les montre numériques par exemple). Il permet d’afficher n’importe quel nombre de 0 à 9. Il est composé de 7 segments indépendants les uns des autres qui peuvent s’allumer à volonté si on applique une tension sur l’entrée(le pin) correspondant au segment que l’on souhaite utiliser. L’afficheur 7segment dont je vais parler est composé de 10 broches (7 pour les 7 segments, 2 pour être reliés à la masse -la cathode- et un autre qui correspond au point). Nous n’utiliseront pas dans cet exemple le dot (le point). Les segments sont numérotés par des lettres : n’hésitez à vous aider des schémas ci-dessus.

1 – Pré-requis

Pour faire cet exemple, il vous faut :

  • Un Arduino (UNO rev 3 SMD dans mon cas);
  • Un breadboard (Platine d’expérimentation);
  • Un afficheur 7segments;
  • 4 LEDs (de préférence de même marque, même taille, même voltage, même série);
  • Une résistance de 500 à 1000 Ω (820Ω marchent très bien) et une autre de 1kΩ;
  • Des fils électriques (suffisamment fins pour rentrer sur le breadboard, tout de même);
  • Une pince à dénuder, un cutter ou un ciseau pour dénuder vos fils (Eh oui, tous les moyens de bord sont bons !);

Bonne recherche (je ne vous donnerai pas de liens pour les acheter : je tiens à rester totalement neutre et à éviter de vous recommander du matériel qui pourrait être défectueux).

2 – Montage

Voici les plans bricolés vite fais sur fritzing, j’avoue que le résultat n’est pas exceptionnel, mais bon… :

led1_schema
Voilà ce que ça donne :

IMG_2645 IMG_2649

3 – Le code

Sur le logiciel de codage (L’IDE Arduino), voici le code que je fournis :

https://docs.google.com/document/d/1J1ypQdAnLxdB3di2rgDf5aCJ8A8eFdM5Rm32ANdeRXA/pub

Désolé si les commentaires sont en anglais, je préfére commenter avec un language universel, même si je le parle mal !

Une explication s’impose :

  • La première partie (#define A 8) déclare que les sortie (8 en l’occurence) sont occupées par la variable (ici A). Pour faire simple, A = 8 et chaque fois qu’on tapera A dans le circuit, le logiciel le transformera automatiquement en 8.
  • boolean et int sont des mot clés permettant de déclarer des variables.
  • pinMode(sortie, OUTPUT) permet de déclarer quelle sortie de l’arduino il faut utiliser et de les déclarer en sortie et non pas en entrées (on envoie des données, on n’en reçoit pas).
  • void clr() permet d’initialiser, de remettre à 0 tous les segments de l’afficheur et void zero, one, two, three et four permet des sélectionner les segments à allumer et de lancer l’ordre de les allumer.
  • random(1, 5); génère un nombre compris entre 1 et 5
  • Après, c’est une simple condition puis apparait un compteur du nombre de LEDs allumées. Particularité notable : result++; qui vaut la me chose que result = result + 1; mais en plus compact et plus court à écrire).
  • Ensuit, un switch applique la fonction correspondante ( zero() si result vaut o, one() si result vaut 1, etc).
  • pour finir, delay(650); dit au programme de patienter 650 millisecondes (soit 0.65 secondes) avant de tout reprendre à 0.

Vous cliquez alors sur téléverser (l’arduino doit être connecté en USB à l’ordinateur pour que cela marche, bien sûr) et le programme va se charger sur l’arduino et se lancer automatiquement. N’hésitez pas à me contacter en cas de problème. Cherchez à perfectionner mon code : cela fait un excellent exercice. Bon courage !

Arduino : qu’est-ce que c’est ?

Vous avez sans doute entendu parler d’Arduino mais vous vous demandez à quoi cela peut-il bien servir, ou vous êtes curieux de nature, tant mieux, cette mini-présentation est faite pour vous.Logo de la plateforme Arduino N’hésitez pas à me contacter si cela ne parait pas très clair. Attention : si j’emploie uniquement le mot Arduino dans ce tutoriel, toutes les cartes compatibles Arduino fonctionneront aussi, et souvent à des prix plus avantageux.

1 – Présentation

Si l’on prend la définition de wikipédia, cela donne :

Arduino est un circuit imprimé en matériel libre (dont les plans de la carte elle même sont publiés en licence libre mais dont certains composants sur la carte, comme le microcontrôleur par exemple, ne sont pas en licence libre) sur lequel se trouve un microcontrôleur qui peut être programmé pour analyser et produire des signaux électriques, de manière à effectuer des tâches très diverses comme la domotique (le contrôle des appareils domestiques – éclairage, chauffage…), le pilotage d’un robot, etc.

Vous en conviendrez, la définition n’est pas des plus claires. Pour résumer, Arduino est le nom d’un « fabricant » de circuits imprimés sur lesquels il est possible de brancher toutes sortes d’appareils. Cette carte se programme sur l’ordinateur via un câbles USB (ou autre) et permet ensuite de diriger n’importe quel appareil, il suffit pour cela de modifier le code qu’exécute l’arduino. La particularité de ce système est qu’il est libre, c’est à dire que les plans des cartes sont disponibles gratuitement, il est possible de modifier et de réutiliser ces plans. C’est pourquoi de nombreux systèmes basés sur Arduino (freeduino, sparkfun, etc) existent. Seul le nom « Arduino » est déposé et n’est pas utilisable.

ArduinoUno_R3_Front

2 – Intérêt d’investir dans une carte Arduino

Les cartes Arduino donnent vraiment un potentiel de création quasi infini pourvu de disposer du matériel approprié (et oui, c’est comme tout, qui n’a rien ne fait rien). Il est possible de fabriquer des robots, de gérer des caméras, de commander des moteurs, d’alimenter automatiquement une plante au bout d’un laps de temps x, de distribuer des croquettes si la gamelle est vide, etc.

L’autre intérêt de faire cet investissement est tout simplement d’assouvir sa curiosité ou encore de pratiquer une passion (l’électronique, en l’occurrence). Après tout, il n’est jamais trop tard pour apprendre !

3 – Fonctionnement/utilisation

L’utilisation des cartes arduino est très simple : connectez la carte à l’ordinateur (via le câble USB, en général), lancez « Arduino IDE » (c’est le logiciel qui permet de programmer la carte), mettez en place vos composants et reliez-les à la carte (on verra comment plus tard) , puis codez votre programme. Enfin, chargez le sur la carte grâce au bouton téléverser. Votre programme s’exécutera ensuite en boucle.
ArduinoMega2560_R3_Front
Je vous conseille pour vous lancer sur cette plate-forme de suivre les conseils et les tutoriels disponibles sur le site arduino.cc/en (malheuresement en anglais, la version française n’étant pas à jour) et d’acheter un packs de composants (un starter kit, regardez sur internet, il y en a plein). Bons circuits !